DPE à Ville Intra-Muros à Dinan : bâti ancien et enjeux pour vendre ou louer
À Ville Intra-Muros, à Dinan, l’analyse de 1 115 DPE décrit un parc très ancien, principalement composé d’appartements. Les classes F et G représentent 12,7 % des diagnostics du quartier, contre 8,1 % dans l’échantillon de la ville.

Le dossier énergétique de Ville Intra-Muros repose sur 1 115 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 5 380 DPE analysés à Dinan. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur ancienneté et leur répartition énergétique. Elle ne doit toutefois pas être confondue avec un recensement exhaustif de tous les logements : les résultats présentés caractérisent l’échantillon disponible. Le portrait qui se dégage associe un bâti majoritairement antérieur à 1948, une faible part de maisons individuelles et une consommation médiane supérieure à celle de la ville. Pour un projet de vente ou de location, ces données constituent un contexte de lecture. Elles ne remplacent pas les caractéristiques propres au logement concerné, ni son étiquette individuelle, et ne permettent pas de déduire sa performance à partir de sa seule adresse.
Un bâti d’avant 1948, principalement composé d’appartements
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Ville Intra-Muros) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 20 | 1,8 % |
| C | 231 | 20,7 % |
| D | 459 | 41,2 % |
| E | 263 | 23,6 % |
| F | 92 | 8,3 % |
| G | 50 | 4,5 % |
L’ancienneté constitue le trait dominant du bâti diagnostiqué à Ville Intra-Muros : 77,4 % des diagnostics portent sur des logements construits avant 1948. À l’échelle de Dinan, cette proportion est de 34,9 %, ce qui distingue nettement le quartier dans l’échantillon étudié. La part des logements antérieurs à 1975 atteint 93,5 %, confirmant le poids des constructions anciennes. Les maisons individuelles ne représentent que 11,3 % des biens diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. La surface médiane est de 51 m², contre 66 m² pour la ville. Ces éléments décrivent donc un ensemble ancien, largement collectif et de surface médiane plus réduite. Ils ne renseignent cependant ni sur les matériaux, ni sur les équipements, ni sur les rénovations déjà réalisées. L’âge d’un bâtiment ne suffit pas, à lui seul, à déterminer la classe énergétique d’un appartement.
- Ancienneté dominante : avant 1948, avec 77,4 % des diagnostics du quartier. Ce repère porte sur la période de construction, pas sur l’état actuel de chaque logement.
- Ensemble du bâti ancien : 93,5 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Les données ne précisent pas les éventuelles interventions réalisées depuis leur construction.
- Typologie et surface : 11,3 % de maisons individuelles, le reste en appartements, pour une surface médiane de 51 m². Ce profil doit être gardé à l’esprit dans les comparaisons.
La classe D domine, devant E et C
La répartition des étiquettes place la classe D au premier rang, avec 459 diagnostics, devant la classe E, qui en compte 263, puis la classe C, avec 231 diagnostics. Le quartier ne se résume donc pas à ses logements les moins performants : les classes intermédiaires structurent largement les résultats observés. À l’autre extrémité, aucun diagnostic de classe A n’apparaît dans l’échantillon, tandis que 20 sont classés B. Les classes F et G rassemblent respectivement 92 et 50 diagnostics. Leur total de 142 correspond à une part de passoires énergétiques de 12,7 %. Cette distribution montre des situations énergétiques différentes au sein d’un quartier pourtant très majoritairement ancien. Elle invite à examiner le DPE du bien lui-même plutôt qu’à attribuer une étiquette supposée à tous les appartements de Ville Intra-Muros.
- Classes A et B : aucun diagnostic A et 20 diagnostics B. L’absence de classe A concerne l’échantillon analysé et ne permet pas de conclure sur tous les logements du quartier.
- Classes C, D et E : 231 diagnostics C, 459 diagnostics D et 263 diagnostics E. La classe D est la plus représentée parmi les 1 115 diagnostics géolocalisés.
- Classes F et G : 92 diagnostics F et 50 diagnostics G, soit 142 au total. Leur part de 12,7 % est supérieure au niveau de 8,1 % observé pour Dinan.
Des indicateurs énergétiques supérieurs aux repères de Dinan
La comparaison avec Dinan fait apparaître une consommation médiane de 230 kWh/m²/an à Ville Intra-Muros, contre 173 kWh/m²/an à l’échelle de la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également plus élevé : 1 144 €, contre 1 070 €. Ce constat s’accompagne d’une surface médiane plus petite dans le quartier, à 51 m² contre 66 m². Il faut distinguer ces indicateurs : la consommation est rapportée à la surface, tandis que le coût annuel estimé correspond à un montant par logement. Les médianes sont des repères statistiques distincts, et non les caractéristiques d’un même logement type. Elles ne constituent pas non plus des moyennes arithmétiques. Enfin, la part de classes F et G atteint 12,7 %, contre 8,1 % dans la ville. L’ensemble décrit une performance énergétique moins favorable selon ces indicateurs, sans en établir les causes.
Vendre : replacer le DPE individuel dans le contexte du quartier
Pour vendre à Ville Intra-Muros, l’intérêt de ces données est de situer le logement dans un environnement énergétique documenté, sans transformer les statistiques du quartier en jugement individuel. Un bien classé D relève de l’étiquette la plus fréquente dans l’échantillon, avec 459 diagnostics ; un bien classé F ou G appartient à un groupe moins nombreux, mais davantage représenté qu’à l’échelle de Dinan. La présentation du bien peut ainsi distinguer clairement son année de construction, sa surface et les résultats de son propre DPE. Le coût annuel médian estimé de 1 144 € ne doit pas être présenté comme celui du logement vendu. De même, les données fournies ne mesurent ni l’effet d’une étiquette sur la valeur de vente, ni le comportement des acquéreurs. Elles permettent surtout d’apporter un contexte factuel aux échanges sur la performance énergétique.
Louer : distinguer les repères statistiques de la situation du bien
Pour une mise en location, les résultats du quartier soulignent l’importance d’examiner l’étiquette et les estimations propres au logement proposé. La consommation médiane de 230 kWh/m²/an donne un point de comparaison local, mais ne prédit pas la consommation réelle d’un occupant. Le coût annuel médian estimé de 1 144 € n’est pas davantage une facture certaine ou un budget individuel garanti. Dans un quartier où les appartements constituent l’essentiel de l’échantillon, il convient aussi de ne pas transposer automatiquement les résultats d’un logement à un autre. Les 142 diagnostics F et G signalent un enjeu énergétique concret, sans permettre, à eux seuls, de conclure sur la possibilité de louer un bien donné. Les faits disponibles ne comportent aucun cadre réglementaire : ils ne suffisent donc pas à établir une conclusion juridique sur une mise en location.
Questions fréquentes
Tous les logements anciens de Ville Intra-Muros sont-ils des passoires énergétiques ?
Non : les résultats ne permettent pas d’assimiler ancienneté et mauvaise étiquette. Les constructions d’avant 1948 représentent 77,4 % des diagnostics, tandis que les classes F et G en représentent 12,7 %. La classe D est la plus fréquente, avec 459 diagnostics. Toutefois, aucun croisement détaillé entre période de construction et étiquette n’est fourni : on ne peut donc pas attribuer une performance précise à chaque génération de bâtiments.
Le quartier présente-t-il de moins bons résultats énergétiques que Dinan ?
Les indicateurs disponibles sont moins favorables dans le quartier : 12,7 % de classes F et G contre 8,1 % dans la ville, et une consommation médiane de 230 contre 173 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est de 1 144 € contre 1 070 €. Ces comparaisons portent sur les échantillons analysés, dont les profils diffèrent notamment par l’ancienneté et la surface médiane.
Quel montant énergétique retenir pour un logement à vendre ou à louer ?
Le montant de 1 144 € est le coût énergétique annuel médian estimé dans le quartier, pas une estimation valable pour chaque bien. Il sert de repère local, à distinguer du résultat figurant dans le DPE du logement concerné. La surface médiane de 51 m² et la consommation médiane de 230 kWh/m²/an sont également des statistiques distinctes : elles ne doivent pas être assemblées pour fabriquer le budget d’un logement type.